L’histoire de la Marseillaise

marseillaiseLa révolution française n’a pas seulement laissé son empreinte sur notre pays sur le plan politique, mais elle a également donné naissance à certaines œuvres qui ont contribué à forger l’identité nationale française. La plus célèbre d’entre elles est la Marseillaise, hymne national français dont l’auteur était un officier français du Génie Claude Joseph Rouget de Lisle.

Déjà avant de rédiger la Marseillaise, Rouget de Lisle était connu de ses compagnons d’arme pour ses talents de poète et ses nombreux chants patriotiques. Après avoir effectué divers postes en France, en 1791, à l’âge de 31 ans, il est affecté à Strasbourg pour rejoindre l’armée du Rhin défendant le nord-est du pays. Quelques mois plus tard, l’Assemblée et le Roi entrent en guerre contre l’Autriche et la famille de Marie-Antoine favorables au rétablissement de la monarchie absolue. Ce conflit donne un sens nouveau à la révolution en exacerbant le patriotisme et le sentiment national, les révolutionnaires accordant alors les défenseurs de la patrie et de l’État-nation. Une idée nouvelle, pour la France qui n’avait jamais connu la démocratie et qui s’exprima notamment à travers les arts et la musique. C’est dans cette perspective que le maire de Strasbourg passa commande auprès de Rouget de Lisle qui fréquentait la même loge maçonnique que lui et dont les talents de parolier étaient reconnus afin de rédiger plusieurs chants patriotiques destinés à galvaniser les troupes.

Le 25 Avril, il rédige le chant de l’armée du Rhin dont les paroles auraient été inspirées par une affiche placardée dans la ville. Dès le lendemain, le chant est récité en public au domicile du maire, non par Rouget de Lisle comme les représentations populaire l’affirment, mais par le maire lui-même.

Par des voix inconnues, le chant voyagea ensuite jusqu’à Montpellier où il vint aux oreilles du général Mireur présent à Marseille pour coordonner le départ des volontaires vers le front qui l’entendit lors d’un banquet et le chant sera imprimé dès le lendemain. Un exemplaire du chant est ensuite distribué aux volontaires marseillais, qui le chantonnent lors de leur marche vers la capitale et c’est ainsi que l’hymne de l’armée du Rhin devint l’hymne des marseillais et bientôt la Marseillaise, illustrant ainsi la formidable unité géographique entre les régions que la révolution et l’entrée en guerre contre l’Autriche avaient accomplis.

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